Jean-Bernard Papi, romancier, essayiste, nouvelliste et poète

                                                La littérature est un art de combat.  

L'IA et moi.

Jeudi 13 Février 2025
L'IA et moi.
  Je me pose la question que tout le monde devrait se poser : Quelle incidence aura l’Intelligence artificielle sur ma vie ? Open AI (ChatGPT) prétend que l’Intelligence artificielle devrait permettre, en toute transparence de mener des recherches pointues au bénéfice de toute l’humanité. Une généralité. Revenons à ma question et procédons par étapes :
  - Incidence de l’IA sur ma vie privée ? Peu d’incidence voire aucune. Mon médecin suffit à ma santé ; ma banque, mes voyages, mes lectures sont ancrées depuis longtemps dans mon quotidien et rien ne justifie d’interroger une machine pour qu’elle m’aide dans la vie courante et devienne une sorte de coach.
  - Incidence de l’IA sur mon travail d’écrivain ? J’ai bien conscience que la totalité de mes écrits conservés dans mon ordinateur ont été passés au peigne fin par Microsoft, Google ou n’importe quelle autre entreprise. Certains de mes textes et mes images apparaissent désormais dans un « cloud » que je n’ai pas demandé et qui s’est imposé de lui-même. Cela, je suppose très modestement pour nourrir de mes infimes pensées les « data » voraces qui sont la base de l’IA. Quelle IA en particulier ? Je n’en ai cure.
  Le propre d’un écrivain c’est, selon mon éthique, de donner à lire au plus grand nombre et à moindre frais. Plus de 820.000 lecteurs, locuteurs de langue française à travers le monde, se sont intéressés à mes écrits depuis 2010. J’ai publié tout ce qui était publiable et de relativement court, nouvelles, poèmes, romans et ce blog, sur l’Internet, ils sont accessibles à tous. Cela ne me gêne donc aucunement d’avoir été pillé. Mais, revers de la médaille, ce sont des travaux éphémères qui disparaitrons avec moi, l’hébergeur de mon site n’archive pas… Seuls survivront peut-être mes livres imprimés et ce qui demeure enregistré si rien ne provoque l’effacement. Alors si une quelconque Intelligence artificielle copie mes textes, je suis pour.
  Comme les peintres du dimanches je ne cherche pas la rentabilité. Je choisirai peut-être une IA pour quelques investigations, quelques recherches tout en me méfiant des biais qui fondent leurs raisonnements, mais je resterai toujours le rédacteur. C’est, je le répète, très librement que je laisse les machines se servir dans mon ordinateur, même éventuellement de lire mes textes à ma place et de les diffuser comme elles l’entendent sans léser personne.
  Pour résumer, je ne crois pas au danger de l’intelligence artificielle. Les frayeurs d’aujourd’hui sont à ranger au rayon des fantasmes comme le furent les premiers trains à vapeur, les bains de mer, les centrales nucléaires, les ovnis et les martiens, les organismes génétiquement modifiés (OGM) et tant d’autres délires mal perçus parce que mal expliqués. Certes Yuval Noah Harari nous met en garde dans Nexus des possibilités destructrices, voire enrichissantes, de l’Intelligence artificielle. Mais Ésope en son temps en aurait dit, parait-il, tout autant du langage.
 
Jean-Bernard Papi ©
 

Partagez sur les réseaux sociaux

Commentaires :

Laisser un commentaire
Aucun commentaire n'a été laissé pour le moment... Soyez le premier !